Le jour de gloire

Suivez ce roman policier emflammé: "Le jour de gloire"

04 novembre 2006

CHAPITRE 4 - PARTIE 3

(...) — Il faut appeler Lacroix, pensa Greg tout haut quand ils arrivèrent au poste de police.
— C'est toi qui as sa carte de visite, répondit Fabien en pensant qu’il s'adressait à lui.
En arrivant au commissariat, Greg s'assit sur le rebord de son bureau et contacta Lacroix.
— Allô, qui est à l'appareil ?
— C'est le lieutenant détective Klein de la B.A.F, pourrais-je parler à Monsieur Lacroix ?
— C'est moi, j'attendais votre coup de fil.
— Je pensais tomber sur votre secrétaire.
— A cette heure-là, elle est déjà partie – puis il ajouta sans qu'on le lui ait demandé, comme pour se justifier – j’avais du travail à terminer ici.
— J'ai quelques questions à vous poser.
— Pas au téléphone, prenons plutôt un rendez-vous.
— Très bien comme vous voudrez.
— Je vais chercher mon agenda, attendez.
A l'autre bout du combiné, Greg entendit une porte s'ouvrir puis se refermer et :
— Demain à 17 heures 30.
— C'est parfait.
— Dans ce cas à demain lieutenant, et il raccrocha.

Cela faisait bien une heure qu'il rôdait dans les rues à la recherche d'une proie.
Quand ils passèrent devant lui, il sut au premier coup d'œil qu'ils feraient l'affaire. Ils les suivit de loin pendant une bonne demi-heure et quand il vit ce qu'il voulait savoir, il s'approcha d'eux doucement et les aborda.
— Bonsoir Madame !
La femme surprise fit un pas en arrière, tout en attrapant son fils à la volée.
— Excusez-moi, je ne voulais pas vous effrayer, mais je crois que je me suis perdu, voyez-vous je suis de passage ici, et j'ai oublié le plan du quartier à mon hôtel.
A ces mots, la femme se détendit et lui sourit, mais ce qu'elle ne savait pas c'est qu'elle venait de signer son arrêt de mort ainsi que celui de son fils.

Sa robe de mariée était noire et elle se trouvait devant une tombe vide avec un cercueil grand ouvert à ses pieds. Le visage qu'elle découvrit à l’intérieur lui glaça littéralement le sang. C'était celui de Marc, malgré cela, la pierre tombale portait le nom de Pierre ainsi que ses dates.
Comme paralysée, elle ne put empêcher que l'on referme le cercueil et qu'on le glisse dans le trou creusé à cet effet. Elle entendait Marc crier, il l'appelait, la suppliait pour qu'elle le fasse sortir de là, il lui promettait de ne plus jamais se disputer avec elle. Elle aurait voulu lui porter secours et l'aider, mais ses membres étaient bloqués, ils ne lui répondaient plus, elle aurait voulu hurler qu'on le libère, mais aucun son ne sortait de sa gorge. Même Jeanne et Claire semblaient ne pouvoir bouger, pourtant, elle aurait voulu qu'elles fassent quelque chose, mais elles semblaient tout aussi paralysées qu'elle.
Marie sursauta et entendit un gémissement. Il lui fallut un certain temps pour comprendre qu'elle s'était endormie sur le divan, Marc allongé contre elle, et qu'en sursautant, elle l'avait dérangé dans son sommeil.
Elle se leva lentement du canapé pour ne pas réveiller son fils qui dormait profondément.
Comme il faisait noir dans la pièce, elle dut marcher à tâtons jusqu'à l'interrupteur du couloir, elle ne voulait pas allumer dans le salon pour ne pas éveiller Marc.
Elle le prit dans ses bras et le porta jusqu'à son lit, en passant devant la pendule de la salle à manger, elle constata qu'il était 23 heures.
Après l’avoir couché, elle fila dans sa chambre. La sueur lui coulait encore dans le dos tellement elle avait eu peur.
Tout en se glissant sous la couette, elle se dit que c'était bien la première fois qu'elle faisait autant de cauchemars à l'approche de l'anniversaire de la mort de Pierre, ce devait être ça qui la perturbait autant. Pourtant, cette date avait une autre signification – plus joyeuse – en effet, le 05 avril était aussi la date de leur anniversaire de mariage. Le 05 avril 1999 cela ferait trois ans que Pierre était mort, mais aussi six ans qu'ils seraient mariés. Cette date était lourde de significations pour elle et encore plus de sentiments, le jour de la mort de Pierre, elle était enceinte de 10 semaines. Malheureusement, le fœtus n'avait pas survécu au fort choc émotionnel causé par ce décès. Quelques heures plus tard, Marie faisait une fausse couche.
Lorsqu'il lui arrivait de penser à cet enfant qu'elle avait perdu, c'était toujours avec beaucoup de tristesse, elle aurait eu 3 ans cette année. Elle, oui elle, Marie savait au fond d'elle-même que c'était une fille, Pierre voulait absolument une fille. Elle aurait voulu avoir cet enfant pour retrouver en lui un peu de Pierre. Alors, Marie s'était attachée de toutes ses forces à Marc, l'unique lien entre elle et son défunt mari.
Lorsqu'elle s'endormit finalement, ce ne fut que pour plonger de nouveau dans un sombre cauchemar.

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Posté par skynat à 00:27 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

j'tai vu sur un forum... j'ai meme vu que sa t'as amener des lecteurs ...

Posté par bretelle, 10 novembre 2006 à 10:12

et oui, j'ai suivi tes conseils

Posté par skynat, 10 novembre 2006 à 13:39

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